vendredi 18 octobre 2019

Y aura-t'il une prime PEPA en 2020 pour les salariés Adecco ?

L'an dernier, la direction avait attribué une prime exceptionnelle pour le pouvoir d'achat, la prime PEPA dite prime Macron. Le geste était là même si les modalités et le déploiement avait au final fait davantage de mécontents que de satisfaits. La agences, saturées de questions auxquelles elles ne pouvaient apporter de réponses faute d'information ; les salariés intérimaires cumulant le nombre d'heures nécessaires pour prétendre à la prime mais découvrant qu'il fallait être en contrat au 1er janvier de l'année pour en bénéficier ; les cadres, exclus du dispositif qui plafonnait la rémunération des bénéficiaires à 30 k€. Sans parler de l'absence de recours possible : deux adresses courriel dont l'une dysfonctionnait et l'autre était le plus souvent aux abonnés absents... Le geste était là mais... l'amateurisme aussi !

Pour 2020, l'entreprise réitérera-t-elle l'opération et attribuera-t-elle à nouveau une prime PEPA ? Aucune information ne filtre pour le moment mais nous disposons déjà de quelques indices. Pour qu'une entreprise puisse faire bénéficier ses salariés de la prime exceptionnelle pouvoir d'achat, il faut qu'elle dispose d'un accord d'intéressement et que cette mesure y soit incluse. Or, depuis quelques années, nous réclamons très officiellement l'ouverture d'un accord d'intéressement mais sans succès il faut bien l'avouer. Adecco refuse de travailler sur un accord d'intéressement.

Nous venons de déposer une nouvelle demande, auprès de la Direction, d'ouverture d'une négociation en vue de concrétiser un accord d'intéressement, en prenant, dans notre courrier, le soin de rappeler que "cette prime s’inscrit dans le cadre des dispositifs incitatifs développés par la loi relative à la croissance et la transformation des entreprises afin de favoriser l’association des salariés au partage des résultats de l’entreprise". Nous rappelons aussi qu'en l'absence (depuis si longemps) de participation aux bénéfices, cette prime défiscalisée serait l'occasion de faire bénéficier, si peu que ce soit, les salariés des résultats de l'entreprise.

Notre demande est lancée et nous ne lâcherons rien. L'information se fera, comme d'habitude au travers de ce blog.


Prochainement : 
Notre entreprise fait moins bien que le marché 
La levée de la clause de non-concurrence à pile ou face
Quel bilan pour le dialogue social chez Adecco ?
A quoi ça sert un syndicat ?

jeudi 17 octobre 2019

Mise en garde de la Cour des comptes sur le devenir des seniors sur le marché de l'emploi

L'été dernier, la Cour des comptes a rendu un référé adressé au Premier Ministre public, qui ne manquera pas de retenir l'attention dans le cadre des débats engagés sur le dossier de la réforme des retraites. 

Principales observations formulées :
  • Une amélioration régulière du taux d’emploi des seniors, encore trop faible par rapport à la moyenne européenne pour les plus de 60 ans et pour les moins qualifiés.
La Cour souligne qu'à  la suite des réformes des retraites menées depuis le début des années 2000, le taux d’emploi des salariés âgés de 55 à 64 ans a nettement progressé, passant de 36,4 % en 2003 à 52,3 % au premier trimestre 2019. Pour autant, ce taux reste néanmoins inférieur à celui de la moyenne de l’Union européenne (59,1 %) du fait de la faiblesse du taux d’emploi de la tranche d’âge des 60-64 ans (32,2 %, contre 45,1 % pour l’Union européenne).
  • Un chômage de longue durée qui progresse chez les seniors.
Selon les données de l’INSEE, le nombre de chômeurs de 50 ans et plus a été multiplié par 2 depuis 2008 (576 000 en 2017 et encore 554 000 au premier trimestre 2019), soit une hausse beaucoup plus importante que celle du nombre de chômeurs âgés de 15 à 24 ans (+ 11 %) et de 25 à 49 ans (+ 26 %). Par ailleurs, le  nombre moyen de chômeurs séniors inscrits à Pôle Emploi en catégorie A en fin de mois a triplé depuis 2008 (917 800 en 2017 et 916 400 au premier trimestre 2019), du fait, en outre, de la fin de la dispense de recherche d’emploi dont bénéficiaient les plus de 57 ans jusqu’en 2012.
  • Un risque croissant de trappe à la pauvreté pour les seniors de 60 ans et plus.
     
  • Une hausse sous-estimée du nombre des seniors inactifs en fin de carrière, lors de la réforme des retraites de 2010.
     
  • Un bilan décevant des plans pour l’emploi des seniors.
À partir de ces constats, la Cour formule une série de recommandations au gouvernement :
  • Régulièrement publier une analyse d’ensemble de la situation des seniors de 55 ans et plus, fondée sur des indicateurs permettant de mesurer les évolutions, au regard de l’emploi, des différents revenus de remplacement et du niveau de vie de ceux n’ayant pas liquidé leurs pensions.
     
  • Dans le cadre de la réforme des retraites en préparation, chiffrer les phénomènes de basculement dans l’inactivité en fin de carrière, leurs conséquences en termes de revenus de remplacement et de minima sociaux et en assurer un suivi sur le long terme.
     
  • Réaliser des monographies sur les branches professionnelles les plus exposées au risque de sortie précoce du marché du travail des salariés âgés pour des motifs non liés à la réglementation des retraites.
     
  • Évaluer les dispositifs spécifiques aux travailleurs seniors (CDD seniors et contrat de professionnalisation) en vue de les faire évoluer pour en améliorer les performances ; dans ce cadre, expérimenter une aide à l’employeur pour les CDD seniors.
     
  • Inscrire l’emploi des seniors comme un volet obligatoire de la négociation sur la gestion prévisionnelle des emplois et des parcours professionnels prévue par le code du travail aux articles L. 2242-20 et L. 2242-21.
     
  • Instaurer un dispositif d’identification et d’évaluation des initiatives locales prises en faveur des chômeurs seniors et assurer la diffusion des bonnes pratiques au sein du réseau de Pôle Emploi.
 Source : Miroir social 

Demain sur ce blogue : 
Prime ou pas prime pour les salariés Adecco ?

Prochainement : 
Notre entreprise fait moins bien que le marché
Quel bilan pour le dialogue social chez Adecco ?
 A quoi ça sert un syndicat ?


 

mercredi 16 octobre 2019

Le 37ème Congrès de la CFE-CGC a élu l'ensemble de ses instances dirigeantes

Ingrid s'exprime devant les 500 congressistes de Deauville
Le 10 octobre dernier, nous relations l'élection à une quasi-unanimité de François Hommeril à la présidence nationale de la CFE-CGC et il s'agit d'une remarquable victoire car, n'est bien entendu pas président qui veut et c'est la reconnaissance patente d'un bilan, d'une impulsion et d'une énergie. 

Mais ce congrès a aussi consacré l'élection des équipes qui contribueront, avec le président, à la gouvernance de notre organisation syndicale catégorielle dédiée aux cadres, agents de maîtrise et à l'encadrement de façon générale. Ce ne sont pas moins de 8 secrétaires nationaux et 20 délégués nationaux qui ont été élus pour constituer les équipes du trio dirigeant : François Hommeril (président), Gérard Mardiné (secrétaire général confédéral) et Jean-Philippe Tanghe (trésorier national).

Nous avons la grande fierté de compter dans notre section CFE-CGC Adecco, l'une des 20 délégués nationaux en la personne d'Ingrid Sworst, confortablement élue, qui portera en confédération les couleurs de notre organisation syndicale chez Adecco mais aussi de la Fédération nationale Commerces et Services (FNECS). 

Ce ne sont ni les sujets, ni les travaux qui manquent et notre déléguée nationale Ingrid aura à plancher, entre autres, sur des sujets tels que : la valorisation des parcours (loi Rebsamen), les partenariats avec les universités, la reconnaissance de la mission sociale du syndicalisme, la lutte contre la discrimination syndicale en entreprise, la facilitation du parcours syndical, la valorisation du parcours syndical. Sur ce dernier point, rappelons l'initiative de l'Université d'Aix-en-Provence ayant élaboré un cursus de formation Sciences Po destiné aux militants syndicaux, en cours ou non de reconversion. Grâce à ce dispositif,  de nombreux élus et militants syndicaux CFE-CGC sont aujourd'hui diplômés de Sciences Po.

Pour notre section, la présence d'Ingrid permettra aussi de bénéficier d'une information en temps réel sur les travaux de notre confédération et, à travers ce blog et l'ensemble de notre communication, d'en faire bénéficier tous les salariés.

mardi 15 octobre 2019

Appel à témoignages des premières victimes de la baisse de l'allocation-chômage pour les cadres

Etant également très lus par d'ex-salariés Adecco dont certains sont malheureusement en situation de recherche d'emploi, nous publions bien volontiers cet appel à témoins de BFM TV.
 Ces témoignages seront en lien direct avec le sujet de notre article : "Baisse de 30% de l'allocation-chômage... uniquement pour les cadres !"

"Nous préparons pour une diffusion le 1er novembre un reportage TV explicatif concernant le changement des règles d’indemnisation du chômage sous l’angle des cadres.
 
A ce titre, nous aimerions recueillir le témoignage filmé d’un ou d’une adhérent(e) actuellement au chômage et qui va voir baisser ses indemnités. Ce témoignage pourrait se dérouler dans les tous prochains jours soit en région parisienne ou bien dans une grande ville (Lille, Lyon, Nantes, Rouen, Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Marseille ou Nice). 
 
Il faudrait juste pouvoir filmer cette personne chez elle devant ses documents Pole Emploi."

Contactez-nous très, très vite : cfe.cgc.adecco@gmail.com



lundi 14 octobre 2019

Le sourcing selon Proman

Intérim : comment l’enseigne familiale Proman, 4e du marché français, va chercher les candidats qui boudent les agences 

Le premier réflexe d’un demandeur d’emploi n’est plus de pousser la porte d’une agence d’intérim, dit Roland Gomez, le patron de Proman. Pour attirer des chômeurs plus volatils, son groupe, 4e sur le marché du travail temporaire en France, tente diverses initiatives : forum de l’emploi maison, bus ou mini-van sillonnant les zones rurales, "appli" pour smartphones, "goûter intérimaires", conventions avec Pôle emploi… Et s’appuie aussi sur la cooptation comme vecteur de recrutement. En revanche, l’enseigne mise peu sur le CDII - un "bon concept" mais décevant "dans la vraie vie", juge le PDG.

L’emploi intérimaire décroît et la Nouvelle-Aquitaine ne fait pas exception ; la région accusant une baisse de 3,2 % au premier semestre 2019, selon les dernières données de Prism’Emploi. Pour remédier à ces difficultés de recrutement, le groupe Proman a organisé mi-septembre, à Mérignac, un forum de l’emploi pour intéresser les candidats, qui ne poussent plus trop les portes de ses 12 agences de la métropole bordelaise.
Une première pour cette entreprise familiale qui compte 460 agences, principalement en France. "Nous avons souvent participé à des forums emploi ou des job dating proposés par des municipalités ou par Pôle emploi. Mais aucun salon n’était jusqu’à présent à notre initiative", répond Olivier Doirat, le directeur opérationnel de Proman pour le Sud-Ouest. 

DIFFICULTÉS DE RECRUTEMENT POUR LES POSTES D’EXÉCUTION
Malgré une économie bordelaise "très dynamique", Proman a du mal à trouver des candidats à Bordeaux et dans ses environs, dit-il : "le problème se situe sur les postes d’exécution. Il existe un décalage entre les diplômes des demandeurs d’emploi et l’image que les candidats se font de nombreux métiers. Notre rôle est de mieux faire connaître les métiers et les évolutions qu’ils permettent. Par exemple, l’industrie et la mécanique souffrent souvent d’une image dégradée alors que ces secteurs permettent des évolutions vers des postes d’encadrement."
Pour rapprocher offre et demande, Olivier Doirat a donc convié ses clients et prospects à Mérignac le 12 septembre dernier pour un forum "Job Galaxie", coorganisé avec son centre de formation "maison" Impact consulting, avec Pôle emploi et les missions locales. Bilan ? "850 demandeurs d’emploi" se sont déplacés et "une quinzaine est repartie dès le soir même avec un poste". Trois ou quatre autres profils ont été sélectionnés par les agences de l’enseigne de travail temporaire. 

BUS DE L’EMPLOI, JOB-MOBILE, "GOÛTER INTÉRIMAIRES" ET "APPLI"
Une formule qu’Olivier Doirat envisage de reproduire à Toulouse, même s’il ne veut pas miser uniquement sur ce type d’initiative pour capter "des candidats qui ne répondent pas ou plus aux annonces". Les réseaux sociaux sont aussi "importants à condition de repérer les bons canaux", estime-t-il.


Roland Gomez, PDG de Proman
Son patron, Roland Gomez, le PDG de Proman, approuve. "Les difficultés à recruter des intérimaires sont vécues de façon variable selon les bassins d’emploi. Mais nous constatons globalement que le passage en agence n’est plus le premier réflexe d’un demandeur d’emploi", dit-il. Et il encourage donc ses équipes à aller les chercher sur le terrain. Proman a ainsi développé un bus de l’emploi en zones rurales ou une job-mobile en Normandie - un mini-van à l’intérieur duquel peuvent être conduits des entretiens.

LA COOPTATION RÉCOMPENSÉE
L’enseigne familiale investit aussi des "budgets importants dans les outils technologiques" comme une application mobile où Proman "pousse" sur le téléphone des candidats à l’intérim les annonces les plus proches de leur profil et/ou de leur lieu de vie. Un virage numérique indispensable pour toucher les jeunes générations mais qui n’exclut pas d’autres approches pour fidéliser et créer du lien. Ainsi, à La Ciotat, l’agence locale Proman organise tous les jeudis un "goûter intérimaires" avec cakes et jus de fruits, raconte le PDG.
"Mais un de nos meilleurs vecteurs de recrutement, ce sont nos intérimaires. La cooptation fonctionne de plus en plus. Au doigt mouillé, je dirai que par ce biais nous arrivent 30 % de candidats aujourd’hui", estime Roland Gomez. Et ceux qui jouent les ambassadeurs se voient récompensés par des chèques-cadeaux ou des primes. 

UN CDI INTÉRIMAIRE QUI DÉÇOIT
Proman ne travaille pas en vase clos et collabore, "de façon plus ou moins resserrée selon les territoires", avec Pôle emploi et les autres acteurs du SPE (missions locales, PLIE, associations, collectivités). "Nous avons signé une convention avec Pôle emploi en Auvergne-Rhône-Alpes pour partager nos bases de données et agir de concert sur certains sujets comme l’intégration des chômeurs de longue durée. Un autre accord est dans les tuyaux avec Pôle emploi Île-de-France", explique Roland Gomez. Tout en assurant ne pas courir après un affichage politique ou institutionnel : "une convention n’est intéressante que s’il y a du concret derrière", dit-il.

En revanche, le PDG de Proman, Roland Gomez, ne croit qu’à moitié au pouvoir incitatif du CDI intérimaire pour attirer les candidats et les garder. "Le CDII est intellectuellement un bon concept mais après il y a la vraie vie. Est-ce que les gars en sont contents ? Pas vraiment si je regarde le nombre de démissions et de ruptures conventionnelles", dit-il. Le PDG reconnaît avoir été moins volontariste que d’autres enseignes sur le CDI intérimaire (voir encadré ci-dessous), n’en proposant que 1 000 à 1 500. Il estime à un quart environ le nombre des bénéficiaires de ces contrats qui y ont mis un terme. Déçus, dit-il, par l’absence d’indemnité de fin de mission, par la fin de la monétisation des congés payés alors que beaucoup cherchent avant tout à "accroître leur pouvoir d’achat". Dans la tête d’un demandeur d’emploi, la récompense ultime reste le CDI de droit commun, jugent Roland Gomez et son directeur pour le Sud-Ouest, Olivier Doirat.

Source : AEF

vendredi 11 octobre 2019

jeudi 10 octobre 2019

François Hommeril, réélu à la présidence de la CFE-CGC

A l'unanimité (moins 39 votes blancs), François Hommeril a été réélu, à Deauville, pour un second mandat à la présidence de la CFE-CGC. Le nouveau trio exécutif est complété par Gérard Mardiné (secrétaire général) et Jean-Philippe Tanghe (trésorier national).
Élu en 2016 à Lyon en devenant le dixième président de l’histoire de la CFE-CGC, François Hommeril (58 ans ; fédération de la Chimie) a officiellement été réélu pour un nouveau mandat à la tête du quatrième syndicat français, ce mercredi à Deauville à l’occasion du 37e Congrès confédéral. 

A l'unanimité des congressistes (moins 39 votes blancs), le nouveau trio exécutif est complété par Gérard Mardiné (60 ans ; fédération de la Métallurgie et précédemment secrétaire national confédéral en charge de l’Economie) et Jean-Philippe Tanghe (55 ans ; fédération CFE-CGC de la Banque), respectivement élus secrétaire général et trésorier national, succédant ainsi à Alain Giffard et Franck Zid. L'élection des secrétaires nationaux et des délégués nationaux, pour la nouvelle mandature, se tiendra jeudi. 

Plébiscites pour le rapport d'activité et le rapport financier

Avant la réélection de François Hommeril, à noter que le rapport d'activité (présenté par Alain Giffard) et le rapport financier (présenté par Franck Zid), pour la mandature 2016-2019, ont été plébiscités à 96,88 % et 99,34 % par les congressistes CFE-CGC issus de tous les territoires et de toutes les fédérations. 

Un travail de fond mené ces trois dernières années 

Sous l’impulsion de François Hommeril, les équipes confédérales ont travaillé, ces trois dernières années, à rendre la CFE-CGC toujours plus visible et représentative, en soutenant les actions de développement sur le terrain. Grâce au travail remarquable de ses militants et des sections syndicales, la CFE-CGC a confirmé sa montée en puissance dans les entreprises, consolidant sa représentativité et sa place d’acteur incontournable du dialogue social. En lien avec les fédérations CFE-CGC, les équipes confédérales ont notamment assidûment œuvré à ce que les sections syndicales soient les mieux formées pour s’adapter au nouveau contexte induit par les ordonnances Macron, en particulier la mise en place des comités sociaux et économiques (CSE) en entreprise.

Dans un contexte social difficile, avec un pouvoir exécutif qui, sur bien des dossiers, a trop souvent eu tendance à malmener et à ne pas suffisamment écouter les corps intermédiaires, la CFE-CGC est restée fidèle à son ADN de partenaire social responsable, exigeant, critique et constructif. La CFE-CGC a ainsi répondu présente à tous les grands rendez-vous de l’agenda social, poursuivant son travail de fond sur l’ensemble des champs sociaux-économiques relevant de sa compétence : emploi, formation, égalité professionnelle, salaires, fiscalité, partage de la valeur ajoutée, transition écologique, santé au travail, handicap, protection sociale, retraites, dialogue social au niveau européen et international…

La CFE-CGC plus que jamais la porte-parole de l'encadrement 

Dans un monde du travail en pleine transformation, la CFE-CGC demeure plus que jamais la porte-parole de l’encadrement (cadres, techniciens, agents de maîtrise, ingénieurs, agents de la fonction publique), rouage fondamental à la réussite des entreprises.

La nouvelle mandature qui s'ouvre promet d'être dense avec plusieurs dossiers sensibles au menu de l'agenda social, à commencer par la suite de la concertation sur la réforme des retraites voulue par le gouvernement.   

mercredi 9 octobre 2019

Uber se lance dans l'intérim

 Décidément, les milliardaires de la côte Ouest des États-Unis ne semblent jamais devoir tomber à court d'idées. Ainsi le groupe Uber, aux pratiques controversées et abonné assidu aux prétoires, vient-il de se lancer dans l'intérim au travers de l'application Uber Works. 

Il ne s'agit pour le moment que d'un test déployé dans la ville de Chicago qui, s'il s'avérait concluant, s'étendrait à la plupart des grandes villes américaines. En revanche, aucune précision n'est avancée quant à un déploiement en France ou en Europe. Cette diversification suffira-t-elle à renflouer les caisses d'un groupe accusant un déficit de 5 milliards de dollars sur le dernier trimestre ? Empêtré dans une myriade de procédures dont une conflit judiciaire avec la ville de New-York au sujet de la législation portant sur le chauffeurs, le groupe Uber devrait donc rejoindre la cohorte grandissante des opérateurs digitaux de l'intérim. Vraisemblablement un concurrent de plus pour Adecco d'ici environ deux à trois ans.

Le service ne devrait concerner que les courtes et urgentes missions, notamment dans l'événementiel la restauration.... Il fonctionnera adossé à un groupe d'agences de recrutement, TrueBlue auquel sera dévolu le rôle de sélectionner les candidats et procéder aux vérifications et validations administratives ainsi que d'établir la paie.

A suivre, donc... 

 

mardi 8 octobre 2019

Incendie sur le site Bel Air Camp à Villeurbanne

Ce matin, en début de matinée, vers 7h00, un impressionnant incendie a ravagé au moins 5 000 m2 sur le site Bel Air Camp à Villeurbanne.

Si les bâtiments regroupent (ou regroupaient...) plus de 55 start-up orientées vers l'entreprise demain, notamment la robotique, la réalité augmentée, le e-commerce..., il hébergeait aussi nombre de réunions de vos représentants du personnel Adecco et le bureau du CE Sud et Est. 

La direction avait en effet pris l'habitude de louer des salles à défaut de pouvoir héberger au siège, distant d'à peine 200 mètre de là, la plupart des réunions de négociation ou du CCE. La presse se fait étonnamment discrète sur les causes de cet incendie aux conséquences catastrophiques, surtout pour les TPE et start-up du lieu, et il aura fallu consulter une dizaine de sites d'information pour dénicher la confirmation qu'il s'agit bien d'un incendie criminel. Lyon Mag.com et quelques autres sauvent un peu l'honneur de la profession en mentionnant l'origine criminelle du sinistre puisqu'il s'agit en fait d'un feu de poubelles. Les autres médias ne semblent, curieusement - ce qui demeure pourtant la base de la base -, ne s'intéresser ni aux causes, ni d'ailleurs à la multiplication du nombre des incendies volontaires.

Nous assurons les membres du bureau du CE Sud et Est et l'ensemble des entrepreneurs de Bel Air Camp de notre entier soutien dans cette épreuve. 

Source : Lyon Mag.com

Bientôt sur ce blogue : 
Uber se lance dans l'intérim
Quand un élu CFE-CGC rencontre un autre élu

lundi 7 octobre 2019

"La CFE-CGC assume ses positions sans être assignée à résidence"

En amont du 37e Congrès de la CFE-CGC (9 et 10 octobre à Deauville), François Hommeril, président confédéral, et Gérard Mardiné, secrétaire national, ont évoqué face à la presse les grands dossiers de l’actualité sociale.
Concertation sur la réforme des retraites, assurance chômage, négociation sur l’encadrement, dialogue social national interprofessionnel, élections professionnelles et CSE en entreprise… Invités le 1er octobre de l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis), François Hommeril, président de la CFE-CGC, et Gérard Mardiné, secrétaire national en charge de l’Economie, ont livré leur analyse et exprimé les positionnements de la CFE-CGC (morceaux choisis ci-dessous).

Rappelons que François Hommeril (58 ans) est officiellement le seul candidat à sa succession pour un nouveau mandat à l’occasion du 37e Congrès de la CFE-CGC (9 et 10 octobre à Deauville). A ses côtés, Gérard Mardiné (60 ans ; fédération de la Métallurgie CFE-CGC), actuel secrétaire national en charge de l'Economie, est le seul candidat au poste de secrétaire général.

LE 37e CONGRES DE LA CFE-CGC
François Hommeril : « Au-delà des enjeux statutaires, le Congrès doit aussi être un temps fort de débats. Avec trois grandes thématiques qui seront mises en avant cette année : ce que signifie aujourd’hui être membre de l’encadrement ; la qualité du travail et l'environnement de travail, et enfin l'impasse à laquelle nous mène la gestion par les coûts, qui génère de la souffrance dans le monde du travail. »

LE POSITIONNEMENT DE LA CFE-CGC
François Hommeril : « Depuis mon élection en juin 2016 à la présidence de la CFE-CGC, ma volonté est de sortir de la case réformiste car être réformiste, c’est avoir une assignation à résidence. Cette volonté ne s’est jamais démentie tout au long du mandat et elle a été bien intégrée par nos structures, nos fédérations et nos sections syndicales. La CFE-CGC a conquis son indépendance et assume ses positions sans être assignée à résidence dans tel ou tel camp idéologique. »

L’ASSURANCE CHOMAGE
François Hommeril : « La CFE-CGC, comme d’autres organisations syndicales, a déposé un recours devant le Conseil d’État pour contester les décrets. La réforme gouvernementale introduisant une dégressivité des allocations brise le caractère assurantiel d’un régime dont les cadres sont pourtant les principaux contributeurs. Le gouvernement a commis une faute majeure, méprisant la réalité que vivent les cadres victimes de plans sociaux et de restructurations et qui ont d’autant plus de mal à retrouver un emploi du même niveau que leur carrière fut longue et valorisée. »

LA RÉFORME DES RETRAITES
François Hommeril : « Nous pensons que la réforme des retraites voulue par le gouvernement est une réforme inutile et dangereuse. Il est clair que la réforme proposée consiste en une étatisation totale du système de retraite permettant au gouvernement de faire des pensions une variable d’ajustement des finances publiques. La CFE-CGC prendra part à la suite de la concertation mais la base des discussions doit être le rapport Delevoye, fruit de 18 mois de concertation avec les partenaires sociaux. Si le rapport préconisait un âge de départ de 64 ans pour bénéficier d'une retraite à taux plein, avec un système de décote/surcote, Emmanuel Macron a depuis indiqué préférer une modulation de la durée de cotisation plutôt que de l'âge de départ... Si l’exécutif réintroduit la durée de cotisation, cela réduit à néant tout le travail que nous avions fait. On a le sentiment d’être revenus au temps des ordonnances (ndlr : sur la réforme du Code du travail). C’est un peu "cause toujours tu m’intéresses" car, au final, le gouvernement fera bien ce qu’il veut. »

L’ENTREPRISE 
Gérard Mardiné : « Nous sommes des fervents défenseurs de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Il s'agit notamment d'améliorer la gouvernance, de renforcer la place des administrateurs salariés et l'engagement actionnarial. Tout ceci passe par des mesures bien plus fortes que ce qui a été inclus dans la loi Pacte relative à la croissance et la transformation des entreprises. Dans les grosses structures aujourd’hui, ce sont dix à quinze personnes qui décident de tout. Les cadres supérieurs sont des exécutants. Cette vision est mortifère et cela ne fonctionne pas. »

LE CSE 
François Hommeril : « La fusion des instances ne marche pas. Dans un ordre du jour de CSE, on parle de choses beaucoup trop disparates. C'est particulièrement problématique dans les grandes entreprises. »

Sur la représentativité : « La CFE-CGC, qui est l’organisation syndicale qui a le plus progressé lors du dernier cycle électoral, poursuit son développement sur le terrain. Nos résultats aux élections professionnelles le démontrent. Notre stratégie porte ses fruits. »

NÉGOCIATION SUR L’ENCADREMENT
Gérard Mardiné : « La négociation avance très laborieusement malgré un engagement signé par les organisations patronales en 2015. Le Medef ne semble pas avoir de mandat de ses instances. Cette négociation est pourtant nécessaire quand on voit le niveau de désaffection chez un certain nombre de salariés de l’encadrement qui sont de moins en moins enclins à la prise de responsabilité car ils perçoivent qu’il y a clairement plus de désavantages dans cette démarche. Sans parler des phénomènes croissants d’absentéisme au travail et de perte de sens qui touchent également les populations cadres et assimilées. »

DIALOGUE SOCIAL NATIONAL INTERPROFESSIONNEL
François Hommeril : « Les organisations syndicales représentatives sont confrontées au problème de la représentativité patronale. Aujourd’hui, le Medef bloque toute négociation nationale interprofessionnelle, à commencer par la négociation entre partenaires sociaux sur l’encadrement. Le Medef ne joue plus son rôle, soit parce qu’il n’en a plus l’envie, soit qu’il n’en a plus la capacité. »

LE COMPTE PERSONNEL DE FORMATION
François Hommeril (sur le prochain lancement d’une application CPF) : « Nous ne croyons pas à l'efficacité de l'individualisation des droits. Ce n’est pas avec une application supplémentaire sur son smartphone que l'on pourra choisir son avenir professionnel. »
 

vendredi 4 octobre 2019

Les cadres ne seront donc pas pestiférés !

L'excellente nouvelle est tombée dans la journée ! L'ensemble des cadres Adecco pourra continuer de bénéficier de représentants du personnel, ils pourront aussi se présenter aux élections et voter pour les candidats de leur choix. Ce sont plus de 700 cadres qui ne seront pas relégués au rang de salariés ou de citoyens de second ordre. 

Le syndicat CGT avait en effet lancé une procédure à l'encontre de la société Adecco afin de contester les listes électorales d'une part, et de s'opposer à la possibilité des cadres ayant quelques responsabilité managériales d'être candidats aux élections professionnelles ou même simplement de voter, d'autre part. Le juge a, ce matin, débouté l'organisation de ses deux requêtes. Un représentant de votre section CFE-CGC Adecco avait, bien entendu assisté à l'audience du 24 septembre dernier, accompagné d'un avocat afin de contribuer à la défense des cadres.

Quelle enseignement tirer de cette affaire ? Celui que tous les salariés ont le droit d'être défendus, représentés et de s'impliquer dans les instances représentatives du personnel. Nous en profitons pour rappeler une fois de plus les menaces planant sur les cadres, leurs acquis et même leur statut. Vous trouverez sur ce blogue quantité d'articles évoquant le sujet.

Aujourd'hui, restez connectés à notre blogue !

Dans la journée, nous devrions connaître les résultats du délibéré clôturant la procédure lancé par une organisation syndicale contre la représentativité des cadres chez Adecco.

L'enjeu n'est ni plus ni moins d'interdire aux cadres exerçant une fonction managériale (à commencer par tous les Directeurs d'agence, Onsite, etc...) de se présenter aux élections et même de voter. 

Si un jugement défavorable intervenait, ce sont plus de 700 cadres de Adecco France qui se verraient interdire toute représentation dans les instances et le simple droit de vote !

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Le coaching remboursé par la Sécu ?

Coaching individuel : des salariés présents à leur travail
 
Les statistiques récentes font apparaître une remontée de l’absentéisme proportionnellement aussi importante que la baisse du chômage. Il est mesuré par le nombre d’heures d’absences par rapport aux heures travaillées, mais on ne se pose pas la question de savoir si les personnes présentes le sont réellement ! Il y a pourtant des indices qui font penser que ce n’est pas vraiment le cas. 

Les pourcentages de personnes qui s’estiment désengagés publiés d’une enquête à une autre sont impressionnants, du moins en France. L’autre phénomène du moment est le nombre de salariés ou candidats considérés comme fantômes. Les recruteurs vous diront qu’ils rencontrent des candidats qui sont là « pour voir », qu’ils ont de plus en plus d’annulations d’entretiens et qu’il arrive également que les perles finalement embauchées ne se présentent pas. Le taux de salariés qui sont en poste et qui manifestent irrévocablement l’envie d’aller ailleurs, parfois à un terme de 2 ou 3 ans peut faire frémir surtout lorsqu’on mise sur eux comme hauts potentiels.

Tout ne repose pas sur les épaules des entreprises et ce que je vois à travers du coaching individuel, c’est une modification très sensible du rapport à soi et au travail.
Il devient de plus en plus insupportable d’entrer dans une boîte. Les salariés, jeunes ou pas, jouent le jeu de cursus de formation initiale et continue brillants, ils acceptent les règles du jeu du recrutement et de la mobilité interne, ils se valorisent et se positionnent comme l’attendent les entreprises quand ils décident de jouer le jeu du salariat et de ne pas s’investir professionnellement dans des projets entrepreneuriaux. 

Cette apparente adaptation aux règles du jeu est fragile. Des sujets d’éthique, de qualité relationnelle deviennent des irritants majeurs. L’avis de ce qui est dit à l’extérieur, via les réseaux sociaux virtuels ou non domine sur le discours de l’entreprise.

 Ce qui me frappe, c’est la plus grande vulnérabilité intérieure. La pression du discours sur le développement personnel, les troubles existentiels liés aux malaises sociétaux et environnementaux, l’obésité informationnelle liée au digital font que les salariés supportent difficilement de ne plus être eux-mêmes dans leur activité professionnelle. Ils font fonction, sont débordés, hyperactifs mais dès qu’il y a un retour à soi, à ses envies, à sa nature réelle, on se retrouve très rapidement sur un schéma de rupture de l’engagement professionnel, parfois avec des conséquences dramatiques en termes de santé psychologique ou physique. Cela s’exprime émotionnellement sous forme de colère d’être si loin de ses envies, soit sous forme de nostalgie ou de frustration. Il y a un sujet d’écologie personnelle, avec l’absence de temps de repos, de simple présence à soi, une forme d’emballement qui crée ces accidents de parcours. 

Le coaching recrée les conditions d’un meilleur dialogue intérieur, donne le temps d’examiner les sujets de valeurs, de connaissance de soi, de prendre du recul, de relativiser, développe l’aisance pour naviguer entre ses enjeux et capacités personnelles et son engagement personnel. Et surtout, il amène les personnes accompagnées à être plus solides pour pouvoir exprimer leurs besoins, leurs doutes par rapport à l’entreprise et à baisser le masque pour co construire des solutions quand c’est possible plutôt de continuer à faire comme si. Le coaching, quel que soit sa forme (coaching professionnel, échange entre pairs) n’est plus un produit de luxe, il devient un produit de première nécessité lorsque les individus s’isolent d’eux-mêmes et sont sur des faux semblants. Les entreprises, les structures éducatives doivent prendre en compte ce retour de l’humain et faire avec peut-être 1/3 de salariés en vulnérabilité, qui se posent des questions, qui sont aussi les ressources sans doute les plus qualitatives et créatives dont elles ont besoin.

Source : RH info 
 

jeudi 3 octobre 2019

Selon Adecco, les difficultés de l'industrie européenne vont perdurer


Article intéressant paru dans l'Usine Nouvelle et dans lequel le PDG du groupe Adecco s'exprime sur la conjoncture. Nous ferons cependant deux remarques. Si l'industrie automobile est à la peine, c'est essentiellement dû aux orientations insensées d'une fiscalité dite verte qui devient insoutenable et aux attaques injustifiées et purement idéologiques contre la voiture individuelle et notamment la filière diésel, la plus dynamique du secteur. Cette démolition concertée et organisée du secteur industriel automobile explique évidemment, en grande partie, le recul des ventes.
Deuxième observation, le Brexit a bon dos mais les chiffres sont impitoyables : même si le journal de 20 heures ne nous le dit pas, jamais l'emploi n'a été aussi florissant en Grande-Bretagne qui atteint le plein emploi avec un taux de chômage réduit à 3,9% (contre 8,7% en France) et une hausse des salaires moyenne de 4%, score jamais atteint depuis 2008.(NDLA)
Les incertitudes liées au Brexit, la guerre commerciale sino-américaine et l'atonie du secteur manufacturier en Europe, où l'industrie automobile est à la peine, pèsent sur les embauches, a déclaré ce 8 août Alain Dehaze, le directeur général d'Adecco, qui a fait état d'une baisse de son chiffre d'affaires au deuxième trimestre.  
Pour le directeur général d'Adecco, Alain Dehaze, l'industrie va rester en zone de turbulences. "[Le Brexit] affecte vraiment le climat - cela se traduit par un recul des recrutements permanents et temporaires", a-t-il dit à Reuters.  

Sur la période avril-juin, le chiffre d'affaires du numéro un mondial du travail temporaire a reculé de 3%, contre un repli de 2% au premier trimestre. Cette baisse a continué au même rythme en juillet. Le ralentissement dans l'industrie et l'automobile, qui a affecté des entreprises comme Siemens et BMW a également pesé sur l'activité du groupe suisse en Europe. "La principale inquiétude vient de l'Europe, où l'on observe une vraie décélération", a déclaré Alain Dehaze à Reuters. "Les incertitudes sont nombreuses, il y a le Brexit (et) la guerre commerciale dont pâtit l'industrie automobile allemande, qui doit également faire face aux défis des voitures électriques." 

Les spécialistes du travail temporaire sont considérés comme de bons indicateurs de la santé de l'économie, les entreprises recrutant du personnel au début de la reprise et réduisant leurs effectifs en période de ralentissement. Le néérlandais Randstad, numéro deux mondial du travail temporaire, a fait état le mois dernier d'un résultat opérationnel (Ebita) en baisse de 4% au deuxième trimestre pour un chiffre d'affaires en repli de 1,7%.  
La marge d'Adecco s'améliore  

Adecco a déclaré qu'au vu de toutes ces données, une amélioration à court terme était peu probable. Alain Dehaze a également dit s'attendre à ce que la faiblesse du marché allemand, où les ventes d'Adecco ont baissé de 15%, perdure. Les entreprises aux Etats-Unis et en Asie sont restées confiantes, a dit le directeur général d'Adecco, qui poursuit sa politique de réductions de coûts.  

Le chiffre d'affaires trimestriel s'est établi à 5,92 milliards d'euros, conforme au consensus des analystes fourni par le groupe. Le bénéfice net a reculé de 6% à 159 millions d'euros, supérieur au consensus de 144 millions. Les analystes saluent l'amélioration de la marge, qui a progressé de 20 points de base. L'action prenait plus de 1,6% à 52,84 francs à la Bourse de Zurich vers 8h25 GMT.  
"La tendance des ventes est faible, comme prévu, mais Adecco a marqué des points avec l'augmentation de sa marge", commente Marco Strittmatter, analyste chez Zuercher Kantonalbank.

Source : L'Usine nouvelle 

mardi 1 octobre 2019

Notre Directeur Général des Opérations quitte le groupe

La nouvelle vient de tomber officiellement à 14 heures précises : le numéro deux de l'entreprise en France quitte Adecco laissant seul le capitaine aux commandes alors que se multiplient les avis de tempête. Bien sûr, les rumeurs se faisaient de plus en plus insistantes ces dernières semaines mais nous savons par expérience qu'il convient toujours de se méfier des rumeurs sans pour autant les ignorer totalement. La preuve, cette fois. Pour les causes, nous laissons chacun à ses conjectures : mésentente, désaccord sur la stratégie, absence de résultats, et vraisemblablement, prétexte final, un courriel pour le moins maladroit... Sans doute un peu de tout cela mais finalement peu importe, nous retiendrons essentiellement une grande instabilité de l'équipe dirigeante et une succession d'indices peu rassurants pour le réseau, les intérimaires et les clients.

Après le récent départ, le même jour, de l’ex-numéro deux de l’entreprise, le Directeur général-adjoint et de la Directrice des ressources humaines, voici une sortie rapide qui n'est en effet pas de nature à rassurer le réseau. Que se passe-t-il vraiment ? Tout cela s'inscrit-il directement ou indirectement dans les conséquences du projet Adecco 2020 ? La ronde des dirigeants et DRH continuera-t-elle encore longtemps ?

Plus que jamais nous demeurons vigilants et à l'écoute des signaux forts que multiplie la direction. Nos collègues vont avoir besoin d'être informés en temps réel, vraiment représentés et défendus. Ils connaissent l'adresse, l'organisation syndicale, nos actions... Qu'ils soient assurés que nous mettons tout en œuvre pour ne jamais les décevoir. 

Un véritable dialogue social est possible !

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lundi 30 septembre 2019

Incendie de Lubrizol à Rouen : la catastrophe écologique

Comment démarrer cette semaine le cœur léger lorsque l'on pense au drame environnemental et humain provoqué par l'incendie de l'usine Lubrizol de Rouen. On ne décompte heureusement aucune victime immédiate mais les conséquences écologiques et pour la santé publique  risquent de se révéler extrêmement lourdes malgré les démentis des premières heures. 

Une enquête est en cours et le directeur du site affirme assez courageusement n’exclure aucune hypothèse pour le moment. Cette position contraste avec les affirmations prématurées, et par conséquent suspectes, lancées dès les premières heures qui avaient suivi l'explosion de l'usine AZF à Toulouse. Un autre site Seveso.

Le sinistre a dévasté environ 10% du site industriel classé Seveso et nous pouvons imaginer qu'une bonne partie des 400 salariés du site pourraient perdre leur emploi même si aucune information sur le sujet ne circule encore.

Nous ne pouvons aujourd'hui qu'affirmer tout notre soutien aux salariés éprouvés et à leur famille ainsi qu'aux centaines d'agriculteurs, maraichers, éleveurs et aux milliers de riverains impactés par les gaz et suies de l'incendie et ceci jusqu'à plus de 200 kilomètres du lieu du sinistre.

vendredi 27 septembre 2019

The Alumni Group en concert hier à Tours

Un jour vous recevez une exhortation à traquer la moindre dépense inutile et à radiner sur tout et sur rien, à repérer le moindre fifrelin injustement dépensé. On vous explique que pour devenir leader par les coûts, il faut chaque jour se serrer la ceinture, gratter euro après euro, stopper les CDD qui pourtant contribuent à faire tourner les agences, ne plus retenir de stagiaires et vivre le plus chichement possible. En bref, devenir un parfait grippe-sou.

Et voici que quelques jours plus tard vous recevez une invitation des Alumni, envoyée à 200 destinataires, qui poursuivent leurs tournées gastronomiques et vous invitent à ripailler gratos à Tours le 26 septembre, soit hier soir, et pour la troisième fois de l'année dans l'Ouest. Juste après une mémorable soirée à Biarritz quelques jours avant où les Alumni avaient allumé le feu. Les destinataires de l'invitation ont même été dûment priés de faire de la retape auprès d'anciens salariés Adecco, toutes entités confondues (Médical, PME, Spring, Badenoch...), histoire d'être les plus nombreux possible et visiblement sans la moindre contrainte budgétaire. Ce qui ne gâte rien, bien au contraire. Plus on est de fous plus l'on rit, dit-on, mais visiblement plus on est de morfales plus on boustifaille !

En 2015 déjà, nous nous étonnions de l'absence d'objectifs de cette association qui multiplie les tours de l'hexagone et tient table ouverte dans toutes les régions de la doulce France sans pour autant produire quoi que ce soit qui puisse enrichir le réseau et le faire bénéficier des expériences de ces anciens collaborateurs gueuletonneurs . Dans notre article "L'amicale des anciens Adecco s'appelle Alumni", nous écrivions : "Se réunir, très bien, mais pour quoi faire ? Les souvenirs d'anciens combattants ne peuvent suffire à alimenter durablement une organisation qui se voudrait tournée vers le présent et l'avenir. Y manqueront forcément une vision, un projet, un programme structurant autour d'un certain nombre de thèmes. Des réflexions aussi, sur la gouvernance d'une entreprise, le management, les erreurs passées et leurs leçons, la situation économique, l'évolution de la profession... Pourquoi pas un cycle d'interventions, de conférences, un bulletin d'information, etc... ?". On ne peut pas dire que nous ne leur soumettions pas de pistes prometteuses ! En vain, apparemment.

Enfin, dans cette période de restrictions budgétaires drastiques, ne pourrait-on imaginer davantage de transparence et un partage d'efforts de la part de structures périphériques, aimables certes, mais non productives ?

jeudi 26 septembre 2019

Baisse de 30% de l'allocation-chômage... uniquement pour les cadres !

Un statut dans la ligne de mire...
À partir de novembre, les cadres de moins de 57 ans, et seulement eux, verront leur allocation-chômage baisser de 30% au bout du septième mois d’indemnisation. Une mesure notée 3/10 par le think-tank libéral iFRAP, qui chaque semaine publie l’évaluation d’une des mesures de l’exécutif.
 
Dès novembre, au septième mois de leur indemnisation chômage, les cadres de moins de 57 ans dont les revenus étaient supérieurs à 4500 euros brut par mois (pour l'instant NDLA) verront leur allocation-chômage baisser de 30%.

Étrange de cibler les cadres alors qu’ils sont largement contributeurs nets de l’Assurance chômage: selon la CFE-CGC, leurs cotisations représentent 42% du total alors qu’ils ne perçoivent que 15% des allocations. 

Le gouvernement se défend en avançant que les cadres restent plus longtemps, en moyenne, au chômage: 475 jours pour les salaires entre 3000 et 4000 euros, 575 jours pour les salaires de plus de 5000 euros et ce, alors qu’en moyenne un demandeur d’emploi reste inscrit 383 jours en France. Le gouvernement oublie cependant que les cadres sont très minoritaires parmi les demandeurs d’emploi. 
La réforme place donc les cadres dans la situation de financeurs tout en punissant leurs hauts revenus.

Une source d’économie faible 

Dès 2020, entre 1000 et 2000 allocataires, selon les chiffres de l’Unédic, devraient être touchés par cette mesure pour une économie d’environ 200 millions. Un impact réduit, donc. Seule éclaircie: l’allocation ne pourra pas être inférieure au plancher fixé à 2261 euros net par mois (on retrouve, au passage, cette dichotomie entre les plus et les moins de 2000 euros par mois chère au gouvernement). 

Pourtant, la dégressivité des allocations-chômage peut permettre des économies substantielles, à condition de rentre les allocations-chômage dégressives… pour tous, et non pas seulement pour les cadres. En Espagne: un demandeur d’emploi touche 70% de son ancien salaire pendant 6 mois, puis 50% jusqu’à un an et demi. En Belgique, il touchera 60% de son ancien salaire pendant 3 mois, puis 40 ou 60% selon la situation familiale. Et en Suède, le taux de remplacement est de 80% à l’ouverture des droits (avec un plafond de l’indemnité pour tous fixé à 1885 euros) avant de baisser à 70% après 200 jours pour une durée maximale de quatorze mois. Mais tous les demandeurs d’emploi sont logés à la même enseigne.
 
Non-dégressivité des cotisations 

Par ailleurs, se pose la question de la non dégressivité des cotisations: pour toucher moins, les cadres cotiseront toujours autant en CSG pour la partie salariale et en cotisation (4% - une des plus élevées d’Europe) pour la partie employeur et ce, jusqu’à un plafond de revenu non revu à la baisse de 13.508 euros par mois! Pendant ce temps-là en Europe, quand on plafonne les droits, on plafonne aussi l’assiette de cotisations à environ 6000 euros en Allemagne, à 3700 euros en Espagne ou encore, à 4500 aux Pays-Bas… 

On comprend ici que cette mesure ne vise pas à être juste mais à faire passer l’amertume de la réforme - légitime par ailleurs - des modes de calcul de l’assurance chômage.
 
Cette mesure d’affichage porte clairement un coup à l’équité du système. La dégressivité au septième mois n’aurait de sens que si on baissait en face les cotisations employeur pour le chômage. Plafonner les droits demande logiquement, comme ailleurs en Europe, de plafonner les cotisations. 

Source : lefigaro.fr

mercredi 25 septembre 2019

Un sondage de la Confédération Européenne des Cadres

Panel Européen des Cadres et de l'Encadrement 2019

Voici la nouvelle édition du Panel de l'encadrement et des cadres Européens. 

Ce panel est l’outil de la Confédération Européenne des Cadres (CEC) dont la CFE-CGC est membre fondateur, pour comprendre l’évolution des conditions de travail des cadres en Europe

Outre des questions générales sur leur évolution, nous avons également une section approfondie sur le sujet de la durabilité (développement durable) dans le management afin de mieux comprendre l’expérience des cadres dans ce domaine. 

Vous pouvez également consulter les résultats du sondage de l’année dernière sur la digitalisation.  
 

Nous vous remercions d’avance de participer à ce sondage qui restera accessible jusqu’au 30 septembre 2019
Version française du Panel des Cadres Européens : https://www.surveymonkey.com/r/9JTMFZ5